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	<title>Undo</title>
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	<description>Le Blog de Nicolas Constant</description>
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		<title>Grève étudiante : Full Hypocrisie</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Mar 2012 00:49:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Constant</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Demi-Mot]]></category>

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		<description><![CDATA[Et moi qui pensais quitter les grandes grèves étudiantes en m&#8217;expatriant au Canada. Au revoir les étudiants manipulés à des fins politiques, Au revoir les petits groupes qui s&#8217;autoproclament représentatifs, Au revoir universités bloquées par une minorités, me disait-je alors. Ironie, me voilà au Québec où se déroule en ce moment une des plus grandes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et moi qui pensais quitter les grandes grèves étudiantes en m&#8217;expatriant au Canada.<br />
<em>Au revoir les étudiants manipulés à des fins politiques</em>,<em><br />
Au revoir les petits groupes qui s&#8217;autoproclament représentatifs</em>,<br />
<em>Au revoir universités bloquées par une minorités</em>, me disait-je alors.</p>
<p>Ironie, me voilà au Québec où se déroule en ce moment une des plus grandes &laquo;&nbsp;grève étudiante&nbsp;&raquo; depuis pas mal d&#8217;années.</p>
<p>La seule différence avec la France, même si elle est de taille, c&#8217;est que pour la première fois je suis un sympathisant de la &laquo;&nbsp;cause&nbsp;&raquo;.<br />
Pour ceux qui ne le savent pas (coucou ami Français) l&#8217;Etat à décrété une augmentation progressive des frais de scolarités de 1600$ sur une durée de 5 ans. Quand on vois le gaspillage d&#8217;argent fait dans les universités (ma start-up étant établie dans une d&#8217;entre elles, j&#8217;en ai une certaine vision) c&#8217;est difficile de ne pas tousser.. et d&#8217;être du coté des étudiants : cette mesure est inacceptable.<br />
<br/><br />
CECI DIT, ici comme en France, j&#8217;assiste aux mêmes scènes folkloriques, aux mêmes délires dictatoriaux présentés comme <em>démocratiques</em>, aux mêmes &laquo;&nbsp;syndicats&nbsp;&raquo; autoproclamés, aux mêmes idées débiles (bloquer des universités y remportant la palme). S&#8217;en est vraiment déprimant.<br />
<br/><br />
Le plus drôle arrive quand on relève l&#8217;hypocrisie la plus totale, même pas dissimulée, de ces petits chefs d&#8217;un jour. Comme la manière de décider s&#8217;il faut ou non, déclencher une &laquo;&nbsp;grève&nbsp;&raquo; de l’établissement, et donc de son blocage.</p>
<p>Il y a la manière démocratique, celle qui consiste à demander l&#8217;avis aux étudiants via un système accessible et anonyme. Cette technique a, tout comme en France, bien entendu été la technique la moins utilisée. A raison pour les &laquo;&nbsp;organisateurs&nbsp;&raquo;, à ce jour, tout les retours que j&#8217;ai eu des Universités et Cégeps qui ont pratiqué cette manière de faire  n&#8217;ont pas eu gain de cause, et ne sont pas rentrés dans une logique de grève et de blocage complet.</p>
<p>L&#8217;autre technique, présentée comme telle, mais qui l&#8217;est tout autant qu&#8217;un régime stalinien au plus haut de sa forme, est d&#8217;organiser des &laquo;&nbsp;Assemblées Générales&nbsp;&raquo;, c&#8217;est à dire une réunion géante, où de toutes manières pas plus d&#8217;un quart des étudiants pourrons assister, faute de place. De ce quart de personne, ne viendrons de toutes manières pas ceux qui ne sont pas d&#8217;accords avec le blocage, car ils auront peur de se faire intimider, ou insulter ; le résultat n&#8217;est donc jamais très étonnant, et on peux ensuite voir les autoproclamés <em>syndicats étudiants</em> se réjouir de l&#8217;issue des &laquo;&nbsp;votes&nbsp;&raquo; des universités dans les médias.<br />
Quand je lis le journal en ce moment, entre la ré-élection de Poutine, et les Assemblées Générales étudiantes, je me dis que les étudiants Québécois devraient en manger d’avantage que de s&#8217;en inspirer.<br />
<br/><br />
Ne vous y prenez pas, de toutes manières, quand un groupe de personne a besoin d&#8217;intimider et d&#8217;user de la force pour éviter ledit groupe de faire quelque-chose, c&#8217;est que la majorité n&#8217;est justement pas d&#8217;accords avec la direction prise..<br />
C&#8217;est valable pour un pays, et ça l&#8217;est aussi pour vous, étudiants du Québec.<br />
Ce fonctionnement quasi-totalitaire et pleinement antidémocratique, est tellement visible que s&#8217;en est presqu&#8217;amusant. Un Cégep fait un vote à base d&#8217;urnes disponibles, et le vote ne passe pas ? Et bien on relance le vote dans une Assemblé Générale !</p>
<p>Une Université fait une AG, et le vote passe ? Surprenant ! L&#8217;université fait un vote électronique la semaine suivante, et le vote ne passe pas ? Exactement ce que je disais. Du coup que pensez vous que ces petits dictateurs décident ? De refaire un vote en AG la semaine suivante.. J&#8217;en connais d&#8217;avance le résultat.<br />
<br/><br />
Un vote mené par une minorité, initié par des représentant autoproclamés, ayant un effet sur toute la majorité, c&#8217;est tout, absolument <strong>tout sauf démocratique</strong>. Et n&#8217;abusez pas de mots comme &laquo;&nbsp;démocratie&nbsp;&raquo; dans vos tracs et vos déclarations : vous ne me faites que d&#8217;avantage penser à ces dictateurs d&#8217;Afrique qui abusent de ces mêmes mots pour se donner le beau rôle.</p>
<p>De plus, je ne comprendrai jamais le besoin de certains de venir bloquer les universités, votre cause n&#8217;est elle donc pas assez juste que vous deviez forcer les étudiants à vous suivre en les empêchant d&#8217;étudier ?<br />
<br/><br />
En plus, par quel raisonnement absurde arrive-t-on à penser que ne pas étudier dérangera les hommes politiques ? Pensez vous <strong>réellement</strong> qu&#8217;un représentant politique voulant faire passer une loi rentrera un jour chez lui, verra que les universités sont bloquées, et se dira &laquo;&nbsp;<em>A zut alors, ils ne vont plus en cours, ils m&#8217;ont bien eu ! Je ne pourrai pas faire passer cette loi</em>&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>Non. Ce qui dérange les politiques, c&#8217;est une manifestation d&#8217;un mécontentement. Une part de la population mécontente c&#8217;est une part de l&#8217;électorat <strong>qui ne votera peut être pas pour vous</strong>. Vous avez raison de manifester dans la rue pour cette raison. Mais avez vous réellement besoin de le faire pendant la semaine ? Manifester tout les Samedis ne serait-il pas plus pratique (vous pouvez aller en cours), et utile (le reste de la population non estudiantine peut montrer son support en manifestant avec vous) ?<br />
<br/><br />
En faisant de cette manière,<br />
vous faites preuve de maturité,<br />
vous resteriez une initiative démocratique,<br />
vous ne tireriez pas dans le pied de vos études,<br />
vous n&#8217;imposeriez pas aux autres de foirer les leurs,<br />
vous auriez plus de poids en permettant à la population de vous soutenir,<br />
vous limiteriez les débordements qui vous desservirons, tôt ou tard,<br />
et surtout vous réussirez de manière quasi-certaine.<br />
<br/><br />
A vous de savoir ce que vous voulez vraiment : avoir une excuse auprès de vos parent pour ne pas aller en cours, ou contrer cette augmentation des frais de scolarité.</p>
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		<title>Mont-REAL</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 04:07:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Constant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Généralités]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors ça y est. Me voici à Montréal, ville que j&#8217;ai visité étant enfant, durant mes deux années New-yorkaises, que j&#8217;ai revu ensuite à chaque fois que mon avion pour le Québec se posait, pour ensuite la visiter accompagné de ma belle, n&#8217;osant presque pas croire qu&#8217;un jour, un jour je vivrai vraiment dans cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors ça y est. Me voici à Montréal, ville que j&#8217;ai visité étant enfant, durant mes deux années New-yorkaises, que j&#8217;ai revu ensuite à chaque fois que mon avion pour le Québec se posait, pour ensuite la visiter accompagné de ma belle, n&#8217;osant presque pas croire qu&#8217;un jour, un jour je vivrai vraiment dans cette ville.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, dès que je sors de mon travail, je fais face aux tours illuminées du centre ville, centre-ville que je traverse ensuite en métro, ou à pied dès que l&#8217;envie me prends, pour me rendre dans mon appart, un petit cube d&#8217;espace vide qui nous appartient, au sein d&#8217;une tour de 18 étages.</p>
<p>Difficile pour moi de réaliser encore pleinement, tant les choses se sont enchainées rapidement. Néanmoins je ne rêve pas, j&#8217;ai réussi à rejoindre la femme que j&#8217;aime en changeant de continent, de trouver un job sur place, me faisant ainsi commencer ma carrière d&#8217;ingénieur au Canada, j&#8217;ai deux nouvelles cartes bancaires dans mon portefeuille, un Blackberry répondant à un numéro commençant par 514, et les clés de l&#8217;espace vide et cubique précédent cité.</p>
<p>Ma carte Opus de métro Montréalais côtoie encore ma carte Oyster du métro de Londres, ainsi que quelques tickets de métro Parisien. Dire s&#8217;il y a eu du changement dans ma vie ces derniers mois..</p>
<p>Impression de tout cumuler en même temps. Et de partir de presque zéro : n&#8217;ayant pus rapporter que deux sacs de fringues, me voilà en train de tout racheter, ou en projet de rachat. Ma valise me sert de bureau temporaire, un matelas gonflable fort confortable prêté par ma douce va nous servir de lit pendant encore quelques semaines, et peut être aurons nous le plaisir de voir bientôt des rideaux agrémenter ces chères fenêtres qui nous réveillent tout les matins de leur éclat matinal..</p>
<p>Que de projets qui se profilent, je commence à découvrir des spots photos qui ne demandent qu&#8217;a être exploités, de rues à être arpentées, et de gens à rencontrer. Le tout, toujours accompagné de ma chère <a title="Empiemcy" href="http://empiemcy.com/" target="_blank">Empiemcy</a>, avec laquelle j&#8217;ai pus vivre tant de belles choses ces dernières années.</p>
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		<title>First blue year</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 19:23:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Constant</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Demi-Mot]]></category>

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		<description><![CDATA[« Nos amis nous considèrent comme un couple bizarre, mais les seuls moments où nous nous trouvons bizarres sont ceux où nous sommes séparés » Café Starbucks Québec, Déc 2010 Il y a exactement un an je discutais pour la première fois avec Marie, les mois auparavant on avais pus se croiser sur un forum [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>« <strong>Nos amis nous considèrent comme un couple bizarre, mais les seuls moments où nous nous trouvons bizarres sont ceux où nous sommes séparés </strong>»<br />
Café Starbucks Québec, Déc 2010</p></blockquote>
<p>Il y a exactement un an je discutais pour la première fois avec <a title="Amour" href="http://empiemcy.com" target="_blank">Marie</a>, les mois auparavant on avais pus se croiser sur un forum succinctement, lire et voir les sites de l&#8217;un ou de l&#8217;autre, et le 24 Février 2010 après un bref échange twitter nous nous parlions pour la première fois directement.</p>
<p>Emails, sms, messagerie instantanées, pour arriver un matin d&#8217;octobre dans le grand hall de l&#8217;aéroport London Heathrow et toucher pour la première fois la femme avec qui j&#8217;allais passer dix jours aussi spéciaux qu&#8217;hors du temps. <em>&laquo;&nbsp;Je n&#8217;oublierai jamais notre premier Week-end à Londres&nbsp;&raquo;</em> m&#8217;a-t-elle déjà dis, moi non plus. De l&#8217;instant où nous nous sommes trouvés, sans portables, ni point de rendez vous, comme des inconnus qui se croiseraient par hasard mais qui se reconnaîtraient immédiatement ; à nos premières soirées passées dans des restaurants, cafés et pubs divers ; à nos premiers réveils dans des lieux qui allaient changer très souvent ; à nos premiers voyages en train, bus et voiture ; rien de tout cela ne peut s&#8217;effacer de ma mémoire.</p>
<p>Quelques mois et longues discutions plus tard, je partais de mon dernier examen d&#8217;université Anglaise  pour plus de 24h de transports divers, avec des étapes à Paris et Chicago pour rejoindre enfin ma douce.</p>
<p>Ensemble à nouveau, elle m&#8217;a fait redécouvrir le Québec, je revoyais cet étrange mélange de culture Franco-Américaine, me ramenant à mes deux origines : Français avec une enfance Américaine. Superbe.<br />
Squattant le Starbucks local : le Café Morgan, passant sur glace et neige dans la rue, patinant pour la première fois sur des sentiers forestiers &#8211; sous les encouragements et les rires de mon amour &#8211; passant certaines soirées dans des restaurants et pubs, et bien entendu découvrir son monde :  famille, amis, maison, université, villes. Bras dessus, bras dessous, comme toujours.</p>
<p>On est sans doutes pris pour un couple un peu étrange, une Américaine avec un Européen, un océan entre les deux, mais on ne s&#8217;est jamais sentis plus proche de quiconque auparavant. Et notre première année est déjà passée. &laquo;&nbsp;<em>Déjà&nbsp;&raquo; </em>et <em>&laquo;&nbsp;seulement&nbsp;&raquo; </em>à la fois. Tant nous avons déjà vécu de choses, et en un laps de temps finalement si cours.<br />
Je ne compte plus les échanges et les sujets que nous avons abordé, les lettres, les cartes, les emails, les sms, les appels, les messages instantanés envoyés. Ni tous les films que nous avons vus ou tous les morceaux de musiques découvert ou redécouvert ensemble. Ni enfin tout ce que nous avons déjà pus partager, et partagerons encore, dans les mois et décennies qui viennent.</p>
<p>(à lire : <a title="Une année est passée…" href="http://empiemcy.com/?p=173" target="_blank">l&#8217;article miroir, celui de ma douce</a>)</p>
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		<title>Snow</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 20:30:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Constant</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Demi-Mot]]></category>

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		<description><![CDATA[Il avait neigé. Je n&#8217;étais presque pas sorti de la journée et les quelques minutes dans le froid m&#8217;avaient montré à quel point j&#8217;étouffais. Que j&#8217;étouffais et éprouvais le besoin de marcher. Dans le froid. J&#8217;ai ressorti de mon armoire mes chaussures de marche, celles qui me servent épisodiquement en hiver, depuis des années. Qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il avait neigé. Je n&#8217;étais presque pas sorti de la journée et les quelques minutes dans le froid m&#8217;avaient montré à quel point j&#8217;étouffais. Que j&#8217;étouffais et éprouvais le besoin de marcher. Dans le froid.</p>
<p>J&#8217;ai ressorti de mon armoire mes chaussures de marche, celles qui me servent épisodiquement en hiver, depuis des années. Qui ont connues la neige de Stockholm, Malmö et Kalmar, non loin de Nybro ; ville Suédoise où j&#8217;aurai passé plus d&#8217;une semaine à découvrir les gens, la culture et le calme de là bas. Qui auront aussi foulés la glace de Copenhague, les sommets des alpes Française en été, et le sol décrépis des quelques usines et sanatoriums désaffectés que j&#8217;ai eu le loisir de visiter.<br />
Mon écharpe, ma veste en cuir, mes gants et me voilà dehors, entre chien et loup.</p>
<p>Couleurs. Choc. </p>
<p>A la tombée de la nuit, la neige deviens bleu. Un bleu céruléum très clair tendant progressivement vers le prussien. Je marche le long d&#8217;un trottoir, les trottoirs d&#8217;ici, tout comme ceux des banlieues riches américaines, sont décalés du bord de la route, entre cinq et dix mètres de large, parfois flanqué d&#8217;une ou deux rangées d&#8217;arbres et de buissons.<br />
Une fenêtre sur le réel. Un carré blanc qui se dévoile entre les branches. C&#8217;est l&#8217;unique ouverture du petit supermarché. Deux portes battantes en plexiglas. Dedans, les clients, les rayonnages et les affiches. Mouvant et statique. Le tout baigné d&#8217;une lumière artificielle blanche et dure. Un carré de réel cru dans un environnent bleu, calme et paisible. Sublime contraste. </p>
<p>Quelques mètres, et je vois apparaitre à coté de la supérette, encore une fois durement éclairé par de l&#8217;éclairage au néon blanc, le passage souterrain permettant aux passants de traverser la voie rapide. Le passage n&#8217;est pas gris, ni blanc, mais coloré de courbes, de lettres. De cette calligraphie urbaine que j&#8217;ai toujours tellement aimé. De ce goût prononcé qui me fera passer pour un ver de bibliothèque au collège quand j&#8217;avais des plumes et des encriers dans mon sac, et qui me fera passer pour un voyou au lycée quand je transporterai alors marqueurs pointe large et cylindres Montanas. Les gens sont superficiels. </p>
<p>Un peu plus loin, les arbustes disparaissent, laissant le champ libre sur la rue sinueuse plantée de réverbères à lumière jaune. Lumière qui se diffuse dans l&#8217;espace et forme des ronds oranges et lumineux à leurs bases, qui s&#8217;élargissent et se mêlent progressivement au bleu ambiant en passant pas les gradients violets.<br />
Ces points chauds qui ponctuellement réchauffent l&#8217;environnement et l&#8217;architecture. Lui donne des points d&#8217;attractions visuelles. Et me donne beaucoup à admirer. Marchant. </p>
<p>Mes mains sont déjà gelées. La lumière, la couleur et le froid.<br />
Le manque aussi. Le manque de <a href="http://empiemcy.com/">celle</a> avec qui j&#8217;aurai voulu partager tout cela.<br />
Je respire et regarde autour de moi. Une heure en tout.<br />
Si peu et tellement plus en même temps. </p>
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		<title>Cliché -mais pas que-</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Oct 2010 18:04:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Constant</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Demi-Mot]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[contradiction]]></category>
		<category><![CDATA[occidentale]]></category>
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		<description><![CDATA[Photo : by CMagee2010 Forte impression. Passons le cliché, passons le coté hype, passons le coté &#171;&#160;ma fille est magnifique&#160;&#187;. Cette photo me laisse une forte impression. Pas le sujet, ni le traitement, ni encore la volonté du photographe. Mais plus tout ce qu&#8217;il y a derrière. Le symbole. Si la tradition est la petite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://farm5.static.flickr.com/4104/5063766215_4e4b2327ca.jpg" alt="" /><a href="http://www.flickr.com/photos/rdmphoto/5063766215/in/pool-1405679@N20/" target="_blank">Photo : by CMagee2010</a></p>
<p>Forte impression. Passons le cliché, passons le coté hype, passons le coté &laquo;&nbsp;ma fille est magnifique&nbsp;&raquo;.<br />
Cette photo me laisse une forte impression. Pas le sujet, ni le traitement, ni encore la volonté du photographe. Mais plus tout ce qu&#8217;il y a derrière. Le symbole.</p>
<p>Si la tradition est la petite robe de princesse rose -la même qui lui fera enfiler une robe blanche plus tard-, une robe en tissu de mauvaise qualité, peu agréable à porter finalement, mais rose barbie, kitch, criard, et de mauvais gout.<br />
Si ce genre de passages, ersatz de rites initiatiques, deviens commun au plus grand nombre, que l&#8217;image de sa fille, dans son jardin, devant le parterre de fleurs, est un des éléments importants que la fille retrouvera plus tard, tirée dans l&#8217;album de famille, sur une bande vidéo, ou redécouvert dans le dossier d&#8217;un support quelconque. Et formera un précieux souvenir.<br />
Si cette pratique est malgré tout issue de la machine à sous-culture de masse, bercée par l&#8217;aura sirupeuse WaltDisneyene, empaquetée en Chine dans un blister en plastique qui sera présentée en lots bien rangés, pendus dans les rayons de supermarchés.</p>
<p>Alors cela forme pour moi la plus belle des contradictions occidentales. Tout le monde s&#8217;accorde pour ne pas voir en l&#8217;instrumentalisation des envies et des besoins en théories marketing et financière une quelconque beauté. Et pourtant, le plaisir de cette petite fille est bel et bien réel, on ne pourra pas le lui enlever (ne doit-on pas d&#8217;ailleurs ?) et plus tard, devenue femme, elle gardera pour cette image une affection qu&#8217;elle tiendra à préserver. Au nom de son propre passé, de sa propre enfance. </p>
<p>J&#8217;envie cette petite fille. Tout en restant fasciné par cette contradiction que la sous-culture de consommation de masse puisse ériger à son tour des symboles intemporels. Et j&#8217;attends le moment où cette image passera les années et qu&#8217;un œil vieillis la retrouvera.<br />
C&#8217;est alors qu&#8217;elle aura du sens, et enfin une forme de beauté aussi particulière que contradictoire. </p>
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		<title>L&#8217;Amour Fou (André Breton)</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Oct 2010 23:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Constant</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Demi-Mot]]></category>

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		<description><![CDATA[(Citations) &#171;&#160;Boys du sévère, interprètes anonymes, enchaînés et brillants de la revue à grand spectacle qui toute une vie , sans espoir de changement, possèdera le théâtre mental, ont toujours évolué mystérieusement pour moi des êtres théoriques, que j&#8217;interprète comme des porteurs de clés : ils portent les clés des situations, j&#8217;entends par là qu&#8217;ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Citations)</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Boys </em>du sévère, interprètes anonymes, enchaînés et brillants de la revue à grand spectacle qui toute une vie , sans espoir de changement, possèdera le théâtre mental, ont toujours évolué mystérieusement pour moi des êtres théoriques, que j&#8217;interprète comme des porteurs de clés : ils portent les <em>clés des situations</em>, j&#8217;entends par là qu&#8217;ils détiennent le secret des attitudes les plus significatives que j&#8217;aurai à prendre en présence de tels rares événements qui m&#8217;auront poursuivi de leur marque. <strong>Le propre de ces personnages est de m&#8217;apparaître vêtus de noir &#8211; sans doute sont-ils en habit ; leurs visages m&#8217;échappent : je les crois sept ou neuf &#8211; et, assis l&#8217;un près de l&#8217;autre sur un banc, de dialoguer entre eux la tête parfaitement droite.</strong> C&#8217;est toujours ainsi que j&#8217;aurais voulu les porter à la scène, au début d&#8217;une pièce, leur rôle étant de dévoiler cyniquement les mobiles de l&#8217;action.<br />
<strong>A la tombée du jour et souvent beaucoup plus tard (je ne me cache pas qu&#8217;ici la psychanalyse aurait son mot à dire), comme ils se soumettraient à un rite, je les retrouve errant sans mot dire au bord de la mer, à la file indienne, contournant légèrement les vagues. De leur par, ce silence ne me prive guère, leurs propos de banc m&#8217;ayant, à vrai dire, paru toujours singulièrement décousus</strong>.</p>
<p style="text-align: center;">[..]</p>
<p>Pourquoi faut-il qu&#8217;à ce fantasme succède irrésistiblement un autre, qui de toute évidence se situe aux antipodes du premier ?</p>
<p style="text-align: center;">[..]</p>
<p>Je me plais à me figurer toutes les lumières dont a joui le spectateur convergeant en ce <em>point d&#8217;ombre</em>. Louable intelligence du problème, bonne volonté du rire et des larmes, goût humain de donner raison ou tord : climats tempérés ! Mais tout à coup, serait-ce encore le banc de tout à l&#8217;heure, n&#8217;importe, ou quelque banquette de café, la scène est à nouveau barrée. <strong>Elle est barrée, cette fois, d&#8217;un rang de femmes assises, en toilettes claires, les plus touchantes qu&#8217;elles aient portées jamais. La symétrie exige qu&#8217;elles soient sept ou neuf. Entre un homme&#8230; il les reconnaît : l&#8217;une après l&#8217;autre, toutes à la fois ? Ce sont les femmes qu&#8217;il a aimées, qui l&#8217;ont aimé, celles-ci des années, celles-là un jour. Comme il fait noir ! </strong></p>
<p style="text-align: center;">[..]</p>
<p>Reste à glisser sans trop de hâte entre <strong>les deux impossibles tribunaux qui se font face : celui des hommes que j&#8217;aurai été, par exemple en aimant, celui des femmes que toutes je revois en toilettes claires.</strong> La même rivière ainsi tourbillonne, griffe, se dévoile et passe, charmée par les pierres douces, les ombres et les herbes. L&#8217;eau, folle de ses volutes comme une vraie chevelure de feu. Glisser comme l&#8217;eau dans l&#8217;étincellement pur, <strong>pour cela il faudrait avoir perdu la notion du temps. Mais quel abri contre lui ; qui nous apprendra à décanter la joie du souvenir ? </strong></p>
<p style="text-align: center;">[..]</p>
<p>Sans préjudice de l&#8217;emploi des moyens que nécessite la transformation du monde et, par là, notamment, la suppression de ces obstacles sociaux, il n&#8217;est peut-être pas inutile de se convaincre que cette idée de l&#8217;amour unique procède d&#8217;une attitude mystique &#8211; ce qui n&#8217;exclut pas qu&#8217;elle soit entretenue par la société actuelle à des fins équivoques. Pourtant je crois entrevoir une synthèse possible de cette idée et de sa négation.</p>
<p><strong>Ce n&#8217;est pas, en effet, le seul parallélisme de ces deux rangées d&#8217;hommes et de femmes que tout à l&#8217;heure j&#8217;ai feint de rendre égales arbitrairement, qui m&#8217;incite à admettre que l&#8217;intéressé &#8211; dans tous ces visages d&#8217;hommes appelé pour finir à ne reconnaître que lui-même &#8211; ne découvrira pareillement dans tous ces visages de femmes qu&#8217;un visage : le dernier visage aimé. </strong></p>
<p>Que de fois, par ailleurs, j&#8217;ai pu constater que sous des apparences extrêmement dissemblables cherchait de l&#8217;un à l&#8217;autre de ces visages à se définir un trait commun des plus exceptionnels, à se préciser une attitude que j&#8217;eusse pu croire m&#8217;être soustraite à tout jamais ! Si boulversante que demeure pour moi une telle hypothèse, il se pourrait que, dans ce domaine, le jeu de substitution d&#8217;une personne à une autre, voire à plusieurs autres, tende à une légitimation de plus en plus forte de l&#8217;être aimé, et cela en raison même de la subjectivation toujours croissante du désir.<br />
<strong><br />
L&#8217;être aimé serait alors celui en qui viendraient se composer un certain nombre de qualités particulières tenues pour plus attachantes que les autres et appréciées séparément, successivement, chez les êtres à quelque degré antérieurement aimés.</strong></p>
<p>Il est à remarquer que cette proposition corrobore, sous une forme dogmatique, la notion populaire du &laquo;&nbsp;type&nbsp;&raquo; de femme ou d&#8217;homme de tel individu, homme ou femme, pris isolément. Je dis qu&#8217;ici comme ailleurs cette notion, fruit qu&#8217;elle est d&#8217;un jugement collectif éprouvé, vient heureusement en corriger une autre, issue d&#8217;une de ces innombrables prétentions idéalistes qui se sont avérés, à la longue, intolérables.&nbsp;&raquo;<br />
<br/><br />
<br/></p>
<p style="text-align: right;"><em>passages que j&#8217;ai déjà cités à une femme.<br />
une femme aux cheveux bleus.<br />
la femme que j&#8217;aime. </em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>UK Weather</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Oct 2010 16:37:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Constant</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Demi-Mot]]></category>

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		<description><![CDATA[Il faisait trop chaud, puis tout ces corps entassés autour de plats de nourritures gratuits, &#171;&#160;Welcome Students&#160;&#187; ok, mais trop de bruit, trop de monde, trop de petits groupes hermétiques, qui se regardent, font semblent de ne pas se voir, se croisent, se frôlent, se toisent, et font semblant que les autres n&#8217;existent pas. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il faisait trop chaud, puis tout ces corps entassés autour de plats de nourritures gratuits, &laquo;&nbsp;Welcome Students&nbsp;&raquo; ok, mais trop de bruit, trop de monde, trop de petits groupes hermétiques, qui se regardent, font semblent de ne pas se voir, se croisent, se frôlent, se toisent, et font semblant que les autres n&#8217;existent pas.<br />
Je suis sorti. Comme toutes les fois où je fais semblant de m&#8217;intéresser à une soirée étudiante, que je quitte peu de temps après mon arrivée. Autre chose à faire que de la figuration, autre chose à faire que de perdre mon temps. </p>
<p>Retour dans le froid, enfin. Le campus sous un ciel noir devient réellement beau. Ma voiture est garée du coté de l&#8217;aérodrome, près des avions, du pôle ingénieur, et je suis du coté du &laquo;&nbsp;friendly bar&nbsp;&raquo;, coté pôle management. Ok. Il pleut. Très bien. </p>
<p>La plupart des bâtiments sont en briques, et le jeune bitume complètement noir. Je me retrouve seul, dans l&#8217;assourdissant silence de la pluie qui tombe et retombe encore plus fort. Partout l&#8217;eau s&#8217;infiltre, mes cheveux se gorgent, ça faisait si longtemps.. </p>
<p>Une claque humide, un réveil soudain, qui nous rappelle, simplement, qu&#8217;on est vivant, et qu&#8217;on vis pour ce genre d&#8217;instants. Marre des organisations, marre des conventions, marre des fausses réunions. Juste envie de voir des images qu&#8217;on ne peut pas photographier, de vivre des moments imprévus, et de rappeler, que non, on n&#8217;est pas saisissable, et qu&#8217;on ne le sera jamais. </p>
<p>Je voulais encore plus d&#8217;eau, encore plus de bruit, que mon jeans continue de se gorger comme une éponge, que ça ruisselle sur mon front, tout en marchant paisiblement, sur les parkings vidés de leurs voitures, entre les bâtiments rouges. Quand toutes les couleurs se désaturent d&#8217;elles mêmes, qu&#8217;il est si beau d&#8217;être dehors. Et on croise encore quelques sinistres idiots qui se pressent, la tête baissée, courant presque, aller s&#8217;entasser dans une conserve d&#8217;hypocrisie. </p>
<p>Minutes à emporter pour soit, instants volés pour toujours, et fin de l&#8217;apnée quand on rentre dans la voiture, que la porte se claque, et que tout n&#8217;est plus qu&#8217;un bruit transmis par les vitres. Le bruit qui importe plus que tout. </p>
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		<title>The Witty Book</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 12:57:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Constant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Généralités]]></category>
		<category><![CDATA[publication]]></category>
		<category><![CDATA[the witty book]]></category>

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		<description><![CDATA[Ca y est, The Witty Book est sorti The Witty Book ? C&#8217;est juste un petit recueil de textes de 12 blogueurs qui gravitent autour du webzine The Witty, et dont, vous vous en doutez, je fais parti. ^^ La 4ème de couverture sera sans doute plus explicite qu&#8217;un long discours, et on peux y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ca y est, <ins datetime="2010-07-12T11:53:02+00:00">The Witty Book</ins> est sorti <img src='http://blog.nicolas-constant.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><center><img src="http://anthilemoon.net/wp-content/uploads/2010/07/witty-couv.jpg" alt="the witty book" /></center></p>
<p>The Witty Book ? C&#8217;est juste un petit recueil de textes de 12 blogueurs qui gravitent autour du webzine <a href="http://the-witty.net/">The Witty</a>, et dont, vous vous en doutez, je fais parti. ^^</p>
<p>La 4ème de couverture sera sans doute plus explicite qu&#8217;un long discours, et on peux y lire : </p>
<blockquote><p><em>12 auteurs dont le seul point commun est d&#8217;être blogueurs.<br />
Ils et elles manient les mots au quotidien et ont regroupé dans ce recueil des histoires, des fragments de vie, des réflexions parfois drôles, parfois tristes, mais toujours profondes.<br />
Ils parlent de sentiments ambigus, de décisions difficiles, de relations compliquées avec des êtres qui leur tiennent à coeur. Ils romancent ces instants volés, ces sourires, ces étreintes rêvées ou vécues.<br />
La réalité de ces récits, de ces poèmes et de ces pensées n&#8217;a que peu d&#8217;importance, car ils se livrent entre les lignes sans jamais négliger la forme.<br />
Laissez vous porter par ces chemins entrecroisés, parsemés d&#8217;instants fugaces pourtant à jamais gravés dans leurs mémoires.</em></p></blockquote>
<p>La plupart des textes regroupés sont déjà visible sur les blogs/sites des uns et des autres, donc si vous voulez juste lire ma contribution, voici mes deux nouvelles : </p>
<blockquote><li><a href="http://auteur.nicolas-constant.com/pdf/le_vieux_clou-nicolas_constant.pdf">Le Vieux Clou</a></li>
<li><a href="http://auteur.nicolas-constant.com/pdf/une_bouteille_et_une_feuille_de_tabac-nicolas_constant.pdf">Une Bouteille et une Feuille de Tabac</a></li>
</blockquote>
<p>(le premier a déjà été primé en concours, donc pas vraiment une &laquo;&nbsp;exclusivité&nbsp;&raquo;, tandis que le second est tout chaud sorti de mon disque dur <img src='http://blog.nicolas-constant.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  )</p>
<p>Pour se procurer le recueil entier, ça se trouve ici : <a href="http://www.thebookedition.com/stats_banniere.php?action=clic&#038;id=40817">Acheter The Witty Book</a>. </p>
<p>C&#8217;est de l&#8217;auto édition, et on ne gagne pas un centime sur les ventes : c&#8217;est juste pour le plaisir de partager des textes. </p>
<p>Bonne lecture <img src='http://blog.nicolas-constant.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Jacque Audiard</title>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 16:58:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Constant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Jacque Audiard]]></category>

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		<description><![CDATA[Un réalisateur Français, fait assez rare dans mes références pour être mis en avant : je reste un adorateur de cinéma d'art et d'essais Américain et Anglais.

Récemment, j'ai découvert (enfin, j'ai "pris le temps de regarder des films de" serai plus juste) Jacque Audiard, et en l'espace d'un mois je me suis amusé à regarder ses trois derniers long métrages : <span style="text-decoration: underline;">Sur mes lèvres</span> (2001), <span style="text-decoration: underline;">De battre mon cœur s'est arrêté</span> (2005) et  <span style="text-decoration: underline;">Un prophète</span> (2009). Et je suis conquis. Réellement. Ces films sont de très belles réussites, un style reconnaissable et de véritables creusets d'images, de couleur et de sons...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un réalisateur Français, fait assez rare dans mes références pour être mis en avant : je reste un adorateur de cinéma d&#8217;art et d&#8217;essais Américain et Anglais.</p>
<p>Récemment, j&#8217;ai découvert (enfin, j&#8217;ai &laquo;&nbsp;pris le temps de regarder des films de&nbsp;&raquo; serai plus juste) Jacque Audiard, et en l&#8217;espace d&#8217;un mois je me suis amusé à regarder ses trois derniers long métrages : <span style="text-decoration: underline;">Sur mes lèvres</span> (2001), <span style="text-decoration: underline;">De battre mon cœur s&#8217;est arrêté</span> (2005) et  <span style="text-decoration: underline;">Un prophète</span> (2009). Et je suis conquis. Réellement. Ces films sont de très belles réussites, un style reconnaissable et de véritables creusets d&#8217;images, de couleur et de sons.</p>
<p><ins datetime="2010-05-10T16:51:42+00:00"><strong>Sur mes lèvres</strong></ins> :<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="272" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x5ppzy_sur-mes-levres_shortfilms" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="272" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x5ppzy_sur-mes-levres_shortfilms" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><ins datetime="2010-05-10T16:51:42+00:00"><strong>De battre mon cœur s&#8217;est arrêté</strong></ins> :<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="272" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x5pph8" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="272" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x5pph8" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><ins datetime="2010-05-10T16:51:42+00:00"><strong>Un prophète</strong></ins> :<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="320" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xa7jtk" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="320" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xa7jtk" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
(les BA ne rendent pas justice aux films)</p>
<p>Je ne vous cache pas le coté un peu violent de ses trois films. Mais c&#8217;est en parti ce qui les rend si différents des autres. Ce n&#8217;est pas de la violence &laquo;&nbsp;gratuite&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;divertissement&nbsp;&raquo;, c&#8217;est quelque chose de plus mesuré, d&#8217;assumé et donc, de beau.<br />
Cela permet aussi de jouer avec les contrastes, particulièrement saisissant dans <ins datetime="2010-05-10T17:30:37+00:00">De battre mon cœur s&#8217;est arrêté</ins>, de loin mon préféré des trois.</p>
<p>Un autre point auquel je suis sensible, c&#8217;est de retrouver des acteurs communs d&#8217;un film à un autre. Chose que vous pouvez remarquer dans les bandes annonces d&#8217;ailleurs. J&#8217;aime, car cela donne une humanité particulière à la filmographie, et une certaine cohérence. C&#8217;est aussi amusant de les voir un coup dans un rôle principal, et après secondaire.</p>
<p>Quelque chose qui m&#8217;a beaucoup frappé dans les films de Jacque Audiard, ce sont les cadrages à l&#8217;épaule &laquo;&nbsp;mouvants&nbsp;&raquo;, tout en gardant systématiquement l&#8217;essentiel à l&#8217;image. Il n&#8217;est bien entendu pas le seul à faire ce genre de choses, mais ils prennent vraiment leurs sens dans ce genre de films un peu dur/brut, on est pris dans le mouvement, et la caméra aussi.</p>
<p>Dans ses films, on remarquera que les &laquo;&nbsp;sons du quotidiens&nbsp;&raquo; ont une importance particulière, ce n&#8217;est pas forcément aussi vif que dans <ins datetime="2010-05-18T13:47:04+00:00">Elephant</ins>, mais ils ont tout de même une belle présence, et c&#8217;est quelque chose auquel je deviens de plus en plus sensible.</p>
<p>J&#8217;ai déjà revu <ins datetime="2010-05-10T17:30:37+00:00">De battre mon cœur s&#8217;est arrêté</ins> deux fois, et je suis tenté de faire de même pour les deux autres.<br />
Pour la simple et bonne raison que de (très) nombreux passages sont si justes, qu&#8217;il en ressort des images quasi-parfaites, tout en gardant des imperfections qui donnent un coté plus humain.</p>
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		<title>A la tête du voyageur</title>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 16:24:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Constant</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Demi-Mot]]></category>
		<category><![CDATA[cynisme]]></category>
		<category><![CDATA[sncf]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[wc]]></category>

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		<description><![CDATA[Etes-vous déjà allé à Paris Gare du Nord ? Cette gare un peu étrange qui mélange Eurostars, Thalys et autre TGV divers, avec les trains Corails, les TER, les RER et le métro ? C&#8217;est une des gares les plus hétéroclites au vu de ses voyageurs, et elle porte plusieurs visages. Si vous descendez de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Etes-vous déjà allé à Paris Gare du Nord ? Cette gare un peu étrange qui mélange Eurostars, Thalys et autre TGV divers, avec les trains Corails, les TER, les RER et le métro ?</p>
<p>C&#8217;est une des gares les plus hétéroclites au vu de ses voyageurs, et elle porte plusieurs visages.<br />
Si vous descendez de la ligne 2 (celle qui va jusqu&#8217;au XVIe, ce petit arrondissement aux loyers accessibles), vous aurez le privilège de ne pas descendre vulgairement à &laquo;&nbsp;Gare du Nord&nbsp;&raquo; mais à &laquo;&nbsp;La Chapelle&nbsp;&raquo;, ça sonne tout de suite plus Establishment, non ? <img src='http://blog.nicolas-constant.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /><br />
Le seul hic de la station &laquo;&nbsp;La Chapelle&nbsp;&raquo;, c&#8217;est que pour aller prendre après l&#8217;Eurostar (pour passer un ptit WE dans son appart de Londres), il faut traverser la partie RER de la gare du Nord, ce qui finalement me pousse à croire que la ligne 2 n&#8217;a pas été conçue pour les habitants du XVIe, mais leurs domestiques qui iront ainsi, le soir venu, repartir directement dans leur banlieue sans passer par la partie la plus sympa de la gare.<br />
Astucieux.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi si nous devions définir un point équidistant de la partie RER et de la partie TGV/Corail/TER, ce serai le métro ligne 4 : tout le monde prends la 4 (le touriste anglais qui va voir Montmartre, et le commun des mortels qui va aux Halles), on l&#8217;a donc placée de telle manière que les trajets des uns et des autres ne viennent pas empiéter sur le mauvais territoire.</p>
<p>Le système semble relativement robuste, car la SNCF n&#8217;hésite pas à proposer une gamme de tarification décroissante en fonction de la zone où vous vous trouvez. Prenons par exemple le point clef de tout voyageur : les WC. Pour le même service, vous ne serez pas délesté de la même somme.</p>
<p>Si vous venez de la partie supérieur de la gare (lumineuse, aérée, avec une architecture historique), c&#8217;est à dire d&#8217;un TGV/Corail/TER, vous êtes considéré comme probablement aisé : soit vous partez en voyage, soit vous en revenez, soit vous être en déplacement d&#8217;affaire, soit vous habitez dans les régions pas si pauvres de l&#8217;après banlieue, ou encore vous êtes une combinaison des précédents points ; il vous faudra donc 1€ pour pouvoir utiliser les facilitées.</p>
<p>Si vous venez de la partie RER D-B, soit une moyenne entre le clampin de base, et l&#8217;homme d&#8217;affaire qui se dirige vers l&#8217;aéroport Charles De Gaulle via la ligne B, il vous faudra 50 cent pour aller aux toilettes.</p>
<p>Si vous venez de la ligne RER E cette fois ci, celle qui ne va qu&#8217;en banlieue est, la SNCF doit avoir peur que vous fassiez directement sur les voies, car ce sera gratuit pour aller aux chiottes.</p>
<p>Enfin viens le problème du métro, qui je le rappelle est le mélange de tout type de voyageur. La SNCF l&#8217;a subtilement résolu en ne proposant aucunes solutions de vidange. Elle doit sans doute se dire que c&#8217;est à la RATP de proposer des choses sur son réseau, qui -elle- considère apparemment que faire sur les voies, c&#8217;est tout à fait très bien..</p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 30px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">
<h3 class="r"><a class="l" onmousedown="return  clk(this.href,'','','res','3','','0CDEQFjAC')" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Gaulle"><em>Charles de Gaulle</em></a></h3>
</div>
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